Daniel Swarovski
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 Une visite chez "Swvarovski

 

 Blotti entre l'Allemagne, la Suisse et l'Italie, le Tyrol se défini lui même comme "le coeur des Alpes". Avec seulement 13% de ses 13.000 kilomètres carrés habitables et quelque 630.000 habitants, ce land autrichien décline à merveille grands espaces et haute montagne.

Bien avant que le nom de "Tyrol" ne soit mentionné pour la première fois dans des documents (1248), l'expression de "Pays dans la montagne" servait à désigner cette région. Les montagnes restent aujourd'hui encore l'attraction principale du Tyrol ; elles invitent aux sports d'été et d'hiver. Près de 600 sommets s'élèvent à plus de 3000 m, le point culminant du Tyrol étant la Wildspitze (3374 m). Et la plus haute montagne d'Autriche, le Grossglockner (3801 m), appartient pour une part également au Tyrol, car bien que son sommet se trouve en Carinthie, les alpinistes peuvent l'atteindre aussi à partir du Tyrol oriental.

Tyrol est une région unique, où les montagnes et la tradition s'imposent comme une façon de vivre. Conséquences directes de ce règne naturel, les Tyroliens ont développé une hospitalité chaleureuse et typique, que vous ressentirez dès votre arrivée.

 

 L'Autriche est un pays en grande partie montagneux situé à une altitude moyenne de 900 m. Les Alpes traversent le pays d'ouest en est et les différents massifs sont séparés par de profondes vallées glaciaires reliées par des cols.

Les Alpes autrichiennes se subdivisent en massifs cristallins et préalpes calcaires. Les massifs cristallins, couverts de nombreux glaciers, dépassent les 3 000 m d'altitude. D'ouest en est se succèdent le Voralberg, l'Ötztal, le Tyrol, région très touristique autour d'Innsbruck, les Tauern où le Grossglockner, le sommet le plus élevé du pays, culmine à 3 801 m, puis des massifs plus bas, la Carynthie, la Styrie et le Wienerwald. Les préalpes calcaires enserrent les massifs cristallins au nord (Karwendel, préalpes de Salzbourg, préalpes d'Autriche) comme au sud (Alpes carniques, Karawanken, préalpes de Styrie). Plusieurs cols bas et d'accès aisé relient les vallées entre elles; le plus important est le Brenner (1 374 m), dans le Tyrol, qui joint l'Allemagne à l'Italie. Dans le nord-est du pays, la vallée du Danube, entre Passau, Linz, Vienne et Bratislava, concentre la majeure partie des hommes et des activités du pays. Dans le sud-est, près de la frontière hongroise, le Burgenwald prolonge la Styrie, au-delà de Graz.

Wattens: une petite ville nichée dans la vallée de l’Inn à quinze kilomètres d’Innsbruck.

 

Plus d’un siècle de strass, de ménagerie de verre et de parures de stars ont fait de cette famille autrichienne le leader de la verroterie de luxe.
Un empire à faire pâlir d’envie les plus dynamiques griffes de luxe: chiffre d’affaires de 1,67 milliard d’euros, près de 350 boutiques en nom propre et plus de 3 500 points de vente dans le monde. Pourtant, on connaît mal ce que représente le nom «Swarovski».

Difficile d’ailleurs de rencontrer un membre de cette dynastie autrichienne. Le leader mondial du cristal et des pierres synthétiques taillées à douze facettes est devenu un véritable label. Une société tentaculaire, puissante, secrète et aux résultats étincelants. De Dubaï à Hongkong, de Singapour à Paris, 14 000 personnes s’emploient autour des mille et une facettes de ces capteurs de rêve. Chaque jour, les usines de Wattens produisent 8 millions de tonnes de perles de cristal offertes dans 100 000 références. Fournisseur de tous les grands couturiers, paruriers, bijoutiers, chausseurs et décorateurs, Swarovski garde jalousement le secret sur ses procédés industriels, qui permettent de fabriquer un cristal particulièrement limpide et de le tailler avec une extrême précision.

Nous sommes accueillis dans un hall où domine un mur de cristal, exerçant ainsi une attraction irrésistible. Dans ce mur fascinant de 11 mètres de haut et de 42 mètres de long, il y a douze tonnes de pierres fines en cristal.

Devant ce mur, on y admire deux pièces de cristal: le plus grand cristal du monde, à 100 facettes et le plus petit, avec 17 facettes: la Centenarde pèse 62 kg. Par la suite, nous entreprenons un voyage au coeur du cristal où des formes géométriques se fondent dans la couleur et la musique par la visite de sept salles de merveilles.

A la fin de ce voyage souterrain, la boutique vous attend avec son plus grand choix de produits Swarovski au monde. Quelle richesse! Difficile de passer outre sans acheter un petit bijou.

Pour les achats dépassant 8 Euro, une remise de 2 Euro sur le prix du billet d'entrée sera accordée, dans la limite d'une seule remise par personne.

Qui va dans la province du Tyrol doit absolument se rendre à Swarovski Kristallwelten à Wattens (taillerie de cristal Swarovski), route 171, à 15 km à l'est d'Innsbruck. Cette entreprise est le leader mondial dans le domaine du cristal taillé de très haute précision.

Ce musée, le plus visité d'Autriche après le château de Schönbrunn à Vienne, permet d'admirer les ravissantes figurines en cristal.Dès l'arrivée, on pénètre à l'intérieur du Géant de Wattens, personnage aux yeux lumineux déversant une chute d'eau de sa bouche.
A la fin de ce voyage souterrain, la boutique vous attend avec son plus grand choix de produits Swarovski au monde. Quelle richesse! Il y en a pour tous les goûts. Difficile de passer outre sans acheter un petit bijou...


Mur de cristal et plafond du musée aux reliefs féeriques.

     

Quand Daniel Swarovski, le fondateur, s’y s’installe en 1895, il a 33 ans et un tempérament fiévreux d’inventeur. Fils de lapidaire, il a passé son enfance en Bohême à tailler et facetter le verre à la main, comme le veut la tradition depuis le xviiie siècle. Fasciné par le Salon international de l’Electricité à Vienne, et par les travaux d’Edison et de Siemens, il va imaginer un concept de machine révolutionnaire pour tailler et polir les pierres de cristal à l’échelle industrielle. Dans les montagnes, il trouve un élément primordial pour la fondation de sa nouvelle entreprise: l’énergie qu’il peut tirer des cours d’eau. Dès 1911, aidé par ses trois fils, l’entrepreneur construit une unité de production permettant l’obtention du cristal le plus pur possible. Il ne cessera d’en perfectionner la finesse, la brillance, et bientôt la couleur et l’irisation, grâce à la vaporisation de fines couches de métaux. Alors qu’à Paris, Londres ou New York les diams font fureur, surtout depuis la découverte de nouveaux gisements en Afrique du Sud, les pierres Swarovski qui les imitent s’affichent dans les bijouteries élégantes.
 

Mais la Première Guerre mondiale compromet tout. Pour sauver l’entreprise, Daniel Swarovski se diversifie et commercialise sous la marque Tyrolit des disques abrasifs et outils de meulage. Suivront des outils abrasifs pour l’industrie du bâtiment, des instruments optiques de précision (jumelles, télescopes, longues-vues), des engins de signalisation routière et jusqu’à la confection de lustres et chandeliers. Du reste, le mot «strass» lui appartient. Il fut déposé en 1965 comme marque de fabrique de la verroterie de luxe ornant les lustres du Metropolitan Opera de New York et du château de Versailles.
Aujourd’hui encore, la mode ne représente que 20% de l’activité du groupe mais c’est celle dont on parle. Déjà, dans les années 1930, Gabriel Chanel bouleversait les règles figées de la joaillerie, transformant faux bijoux et fausses perles en accessoires de mode. La collaboration de la maison Swarovski avec les couturiers ne cessera de devenir une source inépuisable de nouvelles applications du cristal. Elle contribuera même à façonner l’imagerie de Hollywood et Cinecitta. Dans les années 1950, le chausseur Sal-vatore Ferragamo met la verroterie au pied des célébrités. Dior, Balenciaga, Yves Saint Laurent les portent au firmament de la couture et Marilyn, le corps constellé d’étoiles, les fait chanter devant John Kennedy.
Le décès du fondateur en 1956 ne ralentit pas l’essor de la société. Mais il faut attendre les années 1970 pour que Swarovski triomphe avec la collection d’animaux Silver Crystal. La création de la première petite souris marque le début d’une longue descendance. Regroupés au sein de la SCS (Société des Collectionneurs Swarovski) qui compte 400 000 membres dans le monde entier, les fous de cristal guettent achètent, vendent, échangent les centaines de modèles existants, étoffant leur ménagerie de verre de hérissons, tortues, chevaux ou cygnes. A la fin des années 1980, entrant en concurrence avec Baccarat ou Lalique, la maison lance ses propres objets de déco et fait appel à de grands designers, Ettore Sottsass, Stefano Ricci ou Andrée Putman.
Actuellement, la vingtaine de descendants engagés dans l’entreprise familiale continuent l’œuvre de leur aïeul, présents dans le monde de l’horlogerie (collection Crystal Time), de la joaillerie fantaisie et de la couture. Alors que Lætitia Casta, jusqu’à l’été 2003, devenait l’égérie de leur campagne publicitaire, Nicole Kidman exhibait un corset ruisselant de lumière dans «Moulin Rouge». Pas d’oscars ni de Festival de Cannes sans voir scintiller sous l’objectif, bracelets, pochettes et parures Swarovski sur le corps des stars.
Très à l’écoute des tendances, l’enseigne est aussi à l’origine du «Crystal Tattoo», bijou de peau qu’ont arboré bon nombre de fashion victims. Pour les porte-monnaie bien garnis, c’est dans la ligne haut de gamme Daniel Swarovski, dessinée par Rosemarie Le Gallais, que l’on se pare de mille feux. Après une quinzaine d’années passées aux côtés de Karl Lagerfeld, cette styliste d’origine allemande, «fanatique de la simplicité», revendique une démarche contemporaine: bousculer les habitudes, sortir le cristal de son rôle traditionnel, le rendre flexible et portable de jour comme de nuit. Elle n’hésite pas à mélanger la pierre à facettes avec du Plexiglas, du cuir, du bois ou de la dentelle. Et réussit brillamment à jouer des contrastes dans ses bracelets-montres, colliers, sacs ou tops.
L’enseigne souhaite «être en phase avec le dynamisme qui l’anime». Mais la petite souris scintillante un brin kitsch fait toujours le bonheur de nos grands-mères.

 

Renseignements:

Swarovski Kristallwelten, A-612 Wattens
Tel.: +43.5224.51080 / FAX: +43.5224.51080-3831
swarovski.kristallwelten@swarovski.com
www.swarovski.com/kristallwelten

Sources:

http://absolufeminin.nouvelobs.com/maison/maison2033_011.html
http://www.travelpangee.com/pageP/geo.php?num=12
http://webhome.iprimus.ca/1300867/pages/Europe%202003/Autriche/Innsbruck%20&%20environs.htm
http://www.autriche.com/ete/regions/region2.html
http://perso.wanadoo.fr/jean.morelalhuissier/TYROL/page09.htm
http://kristallwelten.swarovski.com/englisch/mainFrameset.htm
http://book.christophe-hamieau.com/tyrol.html

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